| EndWar : le test de la rédaction ! |
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Ecrit par MaRv3D / Corrigé par big_ben & KaiserCz le 17-05-2009 (2517 lectures)
![]() Avec ce test, PCGen va vous proposer une toute nouvelle formule : un test par semaine, sur un jeu ou logiciel, ayant un rapport avec notre ligne éditoriale réservée aux jeux PC et à l'hardware gamer. Grâce à ce projet, nous espérons bien vous convenir toujours plus, et à nous imposer en un site complet, que ce soit pour les fans de jeux, que de Hardware, et même les deux ! Aujourd'hui, nous commençons avec un jeu sorti le 26 février sur notre cher PC : Développé par Ubisoft Shanghai et édité par Ubisoft, EndWar est sorti avec un idéal simple : proposer aux joueurs un tout nouveau gameplay à ces STR, ou jeux de stratégie en temps réel, qui tendent à tous se ressembler sur la prise en main. Pour ce faire, le développeur a eu une idée des plus originales. A l'heure où il faut tout faire à la souris, les développeurs ont eu la brillante idée de proposer un jeu où le joueur pourrait gérer ses troupes à la voix. Sur le papier, l'idée est tout bonnement géniale. Quoi de mieux que d'annoncer instantanément à ses bidasses l'endroit où ils devront courageusement se faire trouer la peau ? Sur le papier oui, mais en pratique, le système se veut plutôt contraignant. Bien sûr, pour différencier ses unités, il faut au préalable annoncer leur nombre d'unité (12 escouades maximum, donc 12 possibilités) et prononcer à haut voix l'ordre à effectuer, parmi une liste établie au préalable. Eh oui, n'espérez pas faire ce que bon vous semble, le système est quelque peu... limité. Sur le terrain, cela se traduit par un : "Unité 1 Attaquer Cible 1". Tout cela sans, bien sûr, le moindre changement d'intonation, sans quoi l'ordre ne sera pas compris. Il vous faudra également bien articuler, à la limite de vous décrocher la mâchoire, les sons communs, comme 1 et 5, 6 et 8, s'ils sont mal prononcés, donneront lieu à quelques erreurs. Bien sûr, cet avis ne concerne que notre testeur. Nous avons tous un timbre de voix et une façon de parler différents, et il n'est donc pas possible de rester totalement objectif. Seule certitude : en ce qui nous concerne, nous sommes vite repassés à la souris, qui, en plus d'une grande précision, empêchera à votre unité 1 d'aller se faire trouer la peau sous l'artillerie, alors que vous aviez demandé aux hélicos, unité 5, de contourner ladite artillerie et de la prendre à revers. ![]() Reste que même si l'argument premier d'EndWar ne nous convaincra pas forcément tous, un autre point fort du jeu reste vraisemblablement sa trame scénaristique, nous propulsant dans une Troisième Guerre Mondiale factice, magnifiquement mise en valeur grâce à une succession des événements à la manière des meilleurs films hollywoodiens. Imaginez-vous en 2011, l'Europe et les Etats-Unis signent tous les deux un programme, le S.L.A.M.S. (Space-Land-Air Missile Shield, ou Missile Bouclier Espace-Sol-Air), censé mettre fin à la menace nucléaire. Le S.L.A.M.S ne sera activé que trois ans plus tard, ce qui donnera lieu à divers tests, tous réussis avec brio. De ce succès, les deux nations purent célébrer une nouvelle ère de paix. Pendant ce temps, la Russie, exclue du projet, se met à développer son propre système de défense. Mais ce n'est qu'en 2015 que tout s'accélère. Les sociétés pétrolières ayant surestimé les ressources disponibles, une nouvelle crise du pétrole éclate avec des hausses du prix du baril à 200 $. Et c'est ainsi que les plus grandes bourses du monde, celles de Tokyo, New-York et Londres dégringolent. Comble de l'histoire, c'est la Russie, lésée il y a quelques années par les ''grands de la planète'', qui s'en sortira vainqueur, grâce à ses grandes ressources en gaz naturel. Cette nouvelle quasi-monopolisation du marché énergétique permettra à la Mère Patrie de moderniser son armée, en vue d'un conflit, qui n'en est alors qu'à ses balbutiements. Une guerre nucléaire éclate une année plus tard, entre l'Iran et l'Arabie Saoudite, les seuls pays à encore posséder de l'Or noir. Cette nouvelle affectera grandement l'Union-Européenne, qui se soudera alors en Fédération-Européenne, formant un seul et unique pays. Le Royaume-Uni ,lui, préfère se retirer et revendiquer sa neutralité. Ce n'est qu'en 2018, que tout s'accélère, avec le projet américain "Freedom star". Une station spatiale dont le lancement en orbite n'est prévu qu'en 2020. Avec ce projet, les Etats-Unis comptent bien prouver une fois de plus leur suprématie spatiale, mais également militaire, puisque la station logera en permanence trois compagnies de l'USMC (United State Marines Corps, les marines américains). De cette position, les bataillons stationnés en orbite pourront se déployer n'importe où sur Terre, en moins de 90 minutes, ce qui fait grincer quelques dents à tel point que l'Union-Européenne quitte l'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, organisation militaire visant à unir sous une même bannière les pays les plus puissants de la planète, en cas de guerre). En 2020, lorsque le module final de la station est prêt au lancement à partir du centre spatial Kennedy, des terroristes détruisent la navette alors qu'elle venait tout juste de décoller, tuant ainsi tout l'équipage. Une enquête interne démontrera que c'est le ministre de la Défense européen qui s'était caché devant le financement de ces troupes terroristes et les US se serviront alors de ce prétexte pour déclencher une Troisième Guerre Mondiale. Reste que bien que l'histoire soit parfaitement conçue, le jeu souffre de quelques lacunes. En premier lieu, nous pourrions parler de l'équilibre entre les unités. Par exemple, un hélicoptère dans le jeu est sensible aux chars de transports, équipés de mitrailleuses-lourdes. Du coup, une escouade d'hélicoptères ne tiendra pas deux minutes face à son redoutable ennemi, et ce dernier n'aura même pas à s'en inquiéter : les dégâts des hélicos étant minimes, ces derniers étant spécialisés dans l'attaque de chars d'assaut. De même, la difficulté se veut très inégale. La campagne solo se joue à la façon d'un Risk, où devant une carte du globe vous choisissez les zones à attaquer. Sur papier, l'idée est bonne, mais une fois en jeu, c'est tout autre. Généralement, vous avez le choix entre 3-4 missions, le hic, c'est que certaines, qui ont lieu en territoire ennemi, sont quasiment injouables à cause d'une IA intransigeante, qui n'hésite pas à user et abuser de ses avantages face à vous. Certes, nous ne prétendons pas être les meilleurs joueurs de STR, mais faire un quasi sans faute à domicile, pour se faire massacrer en extérieur est une expérience des plus énervantes. Pour passer outre cette lacune, il vous faudra jongler entre les divers niveaux de difficultés (Normal, Difficile, Hardcore). Le mieux étant de jouer en difficile pour faire face à un ennemi des plus intelligents et de passer en normal, pour transformer votre adversaire en moule, lors des missions dites "injouables". Mis à part la gestion de ses unités à la voix, le reste du gameplay est également des plus innovants. Ici, exit la vue libre comme dans la majorité des STR, vous avez 12 unités au maximum, sur lesquelles une caméra leur est attitrée. Et pour voir l'action, il vous faudra vous connecter sur leur caméra, vous obligeant ainsi à ne voir qu'elle. Ce système a pour but de renforcer l'impression d'être leur chef, de plus, en zoomant suffisamment sur vos unités, vous pourrez les entendre jurer ou parler lorsqu'ils sont en chemin pour une position. Un véhicule-QG vous permettra néanmoins d'accéder à la carte stratégie de la map, et de gérer sur le tas vos troupes. Bien que pratique lors de grosse bataille, il est bien plus amusant de voir vos bidasses donner leur vie contre des ennemis trois ou quatre fois plus nombreux... Trois camps s'affrontant, il vous faudra choisir parmi les Américains, les Européens et les Russes, puis un bataillon de votre choix avec chacun leur spécialité (aéroporté, soutien mécanique, assaut...). Autre nouveauté, déjà entrevue dans quelques STR, la possibilité d'upgrader votre fameux bataillon. Eh oui, car en plus de gagner de l'expérience, si votre bataillon revient entier d'une mission, vous gagnerez des crédits à chaque bataille accomplie. La grosseur du chèque dépendra bien sûr de la victoire ou non de la mission, et de votre efficacité. Si vous avez envoyé à la mort la moitié de vos troupes, ne vous attendez pas à atteindre le million. Ces crédits vous permettront donc d'équiper votre bataillon d'armes ou d'équipement et gadget de plus en plus performant. Concrètement, cela se traduit par une puissance d'achat, une résistance, ou une mobilité accrues. ![]() (La vue dans l'arsenal, permettant d'améliorer vos unités) ![]() (Vue en gros de l'arsenal, et petite photo de famille) Petit clin d'œil amusant : licence Tom Clancy oblige, si vous choisissez de porter la bannière américaine, le général qui vous briffera avant et après chaque mission n'est autre qu'un certain Scott Mitchell, bien connu pour ses états de service dans Ghost Recon : Advanced Warfighter 1 et 2. Il n'hésitera d'ailleurs pas à faire quelques commentaires quant à sa série originelle. Malheureusement, la campagne solo ne présentera vite que peu d'intérêt. Sauf pour connaitre la résolution de conflit, la relative répétition de celle-ci risque d'en décourager plus d'un, puisqu'il ne s'agit concrètement que d'une succession de batailles, un peu lassantes à force. Il y a quatre types de partie bien distinctes dans Endwar : conquête, bataille, raid et siège. Il faut savoir que le jeu s'articule autour de points de contrôle appelés tours de liaison et de renforts d'unités. Pas de bâtiments à construire ici, juste des unités à remplacer sur le tas en fonction de vos possibilités et les fameuses tours à sécuriser, pour avoir accès au soutien aérien ou terrestre. Dans le mode conquête, vous devrez donc en avoir plus de la moitié des celles-ci sous votre contrôle et les garder pendant plus de 5 minutes. En mode bataille par contre, ces tours de liaison ne seront pas votre priorité et vous devrez plutôt vous foutre sur la tronche jusqu'à épuisement des renforts d'unités. En mode raid, il ne s'agira là que de la destruction de structures clés ennemies. Et enfin en mode siège, vous devrez attaquer ou défendre une structure bien précise, coûte que coûte. Il est également bon de mentionner que le nombre d'unités n'est pas des plus élevé, et du coup la variété en prend un coup. Vous pourrez, grossomodo, pour chaque armée compter sur des fusiliers, des ingénieurs, des chars de transport, d'assaut, d'artillerie ainsi que des QG et des hélicoptères de soutiens. Autre élément important du gameplay annoncé dans les quelques trailers du jeu : les attaques aériennes, ou les largages de fusées. Alors que les premières ne sont disponibles que dans quelques missions, en sécurisant et upgradant une tour de liaison pour pouvoir faire appel à une équipe d'avions d'assauts, qui ne manquera pas de dézinguer aussitôt l'unité visée. La seconde par contre, prenant différentes formes en fonction de la faction, n'est aussi disponible que dans quelques missions, mais dans une situation bien précise : une fois que la partie est suffisamment avancée et que l'une des deux équipes a pris l'avantage sur l'autre. Par contre, il faudra veiller à les utiliser avec minutie : leur champs d'attaque étant énorme, et une fois la cible touchée, vous pouvez d'ores et déjà envisager un retrait de vos unités, et encore c'est sans compter si il vous manque des morceaux... Niveau multijoueurs, et c'est sensiblement le point fort de Endwar, il n'y a rien à redire. En plus des parties rapides, permettant de se familiariser avec le jeu en ligne, le mode théâtre de guerre est une vraie perle ! Le principe est simple : étendre le mode solo en un jeu multijoueurs. Ainsi, les joueurs prennent les armes pour la patrie qu'ils désirent et se foutent joyeusement sur la tronche sous prétexte d'une énième troisième guerre mondiale.
Grand point faible de EndWar, certaines textures ou modélisations laissent parfois à désirer, surtout comparées aux ténors du genre, comme Company Of Heroes. Malgré tout, le jeu reste agréable à l'œil, grâce à des effets de blurs lors de rotations de la caméra, ou aux diverses explosions et détonations. ![]() (Le jeu est relativement beau vu d'en haut...) ![]() (... Et sans vouloir faire dans la démesure, reste assez agréable, même de très près.)
Si vous ne rencontrez aucun problème avec la reconnaissance vocale, il y a fort à parier que vous ne jurerez plus que par Endwar. Néanmoins, il est pénible de devoir se contenter de la caméra de chaque unité, et de ne pas être libre de regarder où bon vous semble, sauf en utilisant le char-QG. De même, les unités sont parfois lentes à prendre correctement place là où on les a assigné. Mais globalement, la prise en main n'est pas des plus difficiles et le gameplay se veut relativement simpliste. De quoi plaire aux nouveaux venus du genre !
Outre le mode solo qui ne présente d'intérêt que pour la familiarisation avec le gameplay et pour son scénario, vous avez tout intérêt à vous connecter et à livrer bataille en ligne. Là, de longues heures de jeux vous attendent si vous accrochez...
Autre bonne surprise du jeu, la bande son est comme pour la plupart des jeux Ubisoft, particulièrement soignée. Ça crie dans tous les sens sous l'artillerie ennemie ou lors de scènes d'assaut, renforçant ainsi l'immersion. Les musiques elles, ne marqueront pas plus que ça et se veulent absente du jeu hors du menu.
![]() Test réalisé par MaRv3D et corrigé par big_ben et Kaisercz. Commentez ou lisez les commentaires de ce test en cliquant ici. |
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